Parallèle techno/sociologie

PostHeaderIcon La classe branchée, d’hier à demain!

Il est difficile de prendre conscience de l’ampleur des changements sociétaires globaux, émergents et passés. Or, cette production, intitulé « Les temps changent ! Le saviez-vous ? » nous permet de réaliser que l’évolution humanitaire est imminente et exponentielle:


Les temps changent ! Le saviez-vous ? par jmleray

Lors de la 31e rencontre nationale, qui se tenait le 27-28-29 mars 2012, le Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) a présenté un court métrage intitulé « La classe branchée d’hier à demain » aux directions d’établissements scolaires. En fait, cette présentation effectue un bref retour sur les principaux changements qui ont eu lieu depuis les derniers siècles au niveau éducationnel. D’ailleurs, le titre du vidéo m’a inspiré le titre de cet essai…

 

Le message est clair, l’éducation a et va changer de façon surprenante. Les bases mêmes de l’enseignement sont à redéfinir. Le précédent Secrétaire d’État à l’éducation, M. Richard Riley a dit: les dix emplois qui seront les plus demandés en 2012, n’existaient pas en 2004. C’est pourquoi nous devons aujourd’hui former nos étudiants à des emplois qui n’existent pas, pour utiliser des technologies qui n’ont pas encore été inventées, et ce, afin de résoudre des problèmes dont nous ignorons tout.

L’éducation doit donc s’ajuster à ces changements et mettre en place une structure qui permettra de répondre aux besoins éducationnels actuelles et futurs . Selon le gouvernement québécois, le meilleur moyen d’y arriver consiste en fait à former et d’accompagner les enseignants à l’utilisation des nouvelles technologies. En bref, celles-ci seront à la portée de toutes les classes et étudiant de demain et il est donc important de maîtriser ces nouveaux outils de travail.

Le milieu éducationnel

Le milieu éducationnel est un milieu grandement influencé par les changements sociaux. En fait, il est l’incubateur des futurs citoyens et citoyennes de notre pays, ce qui explique son importance.

Le milieu éducationnel québécois, d’un point de vue historique, est relativement jeune. Sa réalité a été bousculée à plus d’une reprise par des changements sociaux importants, tel l’arrivée des micros ordinateurs. En fait, elle est passée de l’éducation judéo-chrétienne, à l’éducation industrielle et maintenant numérique… Et ce, en moins d’un siècle d’histoire!

Il n’y a pas si longtemps, les réseaux sociaux étaient bannis de la majorité des établissements. Ce phénomène était décrit par la plupart des décideurs, comme nuisible d’un point de vue éducatif. Aujourd’hui, même les plus rébarbatifs sont conscients de l’urgence d’apprendre à utiliser ces outils et à encadrer les apprenants dans l’utilisation constructive de ceux-ci.

L’avènement des technologies mobiles et accessibles a connu une telle rapidité d’adoption qu’il est maintenant presque impossible d’en faire fie. C’est appareils sont aujourd’hui objet du quotidien, et ce, autant auprès de la génération A que C. Le Cefrio a d’ailleurs publié des statistiques à propos de l’utilisation du web par la génération A. (Source: Cefrio)

Le gouvernement semble avoir compris depuis plusieurs années que ce changement est inévitable. À titre d’exemple, voici un court retour sur les actions posées pour encourager l’utilisation des TIC:

  • 1980: Beaucoup d’investissement gouvernemental ont été effectué pour l’amélioration du réseau éducatif à large bande RISQ
  • 1980-1990: Plusieurs organisme dédié à la promotion et l’implémentation des TICS ont été créé. (AQUOPS, GRICS)
  • 2000: Création des Récit nationnaux afin de venir en aide aux différent milieux scolaires
  • 1993-2000: Le ministère du conseil supérieur éducation a effectué beaucoup de publication concernant les TIC

Il est aussi intéressant de se rappeler quelques statistiques sur l’utilisation éducationnelle des TIC:

  • Cefrio 2012: Il a été statué que les pratiques éducationnelles face à l’utilisation des TIC en classe sont hétéroclites
  • Grenon et Larose 2006: La pratique de l’enseignement à l’aide de technologie est épisodique
  • DRD 2001-2009: Les principales activités en enseignement sont: l’utilisation d’application de base, traitement de texte et tableur, l’internet est quelquefois utilisé pour la réalisation de travaux, certaine application d’autoapprentissage commence à être utilisé, les présentations en classe ont souvent recours aux web
  • Karento et Larose 2005: Il y a de nombreux investissements effectuer en technologie, presque toutes les écoles ont accès à internet haute vitesse, les compétences d’utilisation des TIC sont en hausse

Ce qu’est l’école branchée

L’école branchée, c’est l’école de demain. Raymond Bachand a indiqué qu’actuellement seulement 10% des classes au Québec ont accès aux outils technologiques. Le gouvernement à donc lancé une mesure intitulée « Mesure 2.0, école branchée ». Sont bu est fort simple, voir à ce que l’ensemble des établissements scolaires du Québec soit équipé de classe donnant accès aux outils technologiques, donnant entre autres accès aux outils du web social.

Selon M. Bachand, le monde de demain sera un monde d’information à la fois numérique et surabondante. Donc, l’appui aux technologies dans les milieux scolaires est inévitable et souhaitable. Le gouvernement à statué vouloir devenir plus technologique dans un horizon de moins de 5 ans. Il croit d’ailleurs que l’utilisation de ces nouveaux outils améliorera l’éducation, et ce, en permettant de répondre aux besoins actuels et futurs.

Qu’est-ce qu’un gouvernement branché ?

  • C’est un gouvernement mettant en place les mesures nécessaires à l’intégration des TIC dans le milieu scolaire
  • Qui encourage la formation des enseignants ou intervenants scolaire
  • Qui s’implique dans la recherche et le développement technologique
  • C’est un gouvernement qui prône l’utilisation des TIC par l’exemple

Qu’est-ce qu’un enseignant branché ? Voici quelques exemples, tirés de la 31e réunion nationale:

  • En art, c’est un enseignant qui démontre des perspectives, et qui projette des oeuvres d’art contemporain pour les expliqués, sur un support numérique, afin de susciter l’engagement de sa classe
  • Au niveau des langues, l’enseignant utilise le web pour expliquer un texte difficile afin de profiter des bienfaits de l’intelligence collective. Ceci permettra entre autres, grâce au web, aux élèves faibles de participer au résultat et d’apprendre des apports collectifs.
  • En histoire, un enseignant peut utiliser un article sur la seconde guerre mondiale disponible sur Wikipédia afin de permettre aux étudiants d’en apprendre plus à l’aide des vingt mille mots décrivant l’évènement. De plus, ce même enseignant invitera les élèves à découvrir les autres articles relatifs au sujet.

Qu’est-ce qu’un élève branché:

  • Un étudiant qui n’a pas peur d’utiliser le web afin de trouver des pistes de solution à des problèmes complexes
  • Un apprenant habileté à utiliser les TIC dans des situations d’apprentissage
  • Un élève capable de faire des liens entre des contenus numériques de diverse nature. (Vidéo, texte, image…)

Un gouvernement à l’écoute

La rupture générationnelle entre les pédagogues et les apprenants est actuellement frappante. Les nouveaux élèves sont les « natifs » de l’univers numérique et les enseignants sont quotidiennement confrontés à cette réalité, qui pour plusieurs d’entre eux sont dépassés par cette révolution du numérique. Les étudiants désirent être en continuelle participation et ceci représente une fracture avec les méthodes éducationnelles traditionnelles. L’enseignant n’est plus en mesure de seulement dicter des connaissances, car les apprenants exigent l’apprentissage 2.0 .

La hiérarchie des paliers gouvernementaux québécois peut parfois nous sembler immense et rigide. En bref, l’immense distance hiérarchique entre l’enseignante d’une école primaire et la ministre actuelle de l’éducation, du loisir et du sport, Lyne Beauchamps, crée assurément une impression d’inaccessibilité. Or, la création de plusieurs comités et organismes qui s’impliquent dans les milieux scolaires permet une communication bidirectionnelle qui semble porter fruit, tels: AQUOPS, GRICS, RÉCIT…  En fait, le MELS à exprimé clairement avoir entendu les inquiétudes et craintes des milieux scolaires et propose de mettre en place les moyens nécessaires pour faciliter la transition à l’éducation 2.0. C’est en fait le but de la mesure « Ã‰cole branché ».

Une période transitoire de cinq ans est prévue pour construire les ponts technologiques et pédagogiques nécessaires à la pérennité de l’éducation 2.0. . Cette période transitoire semble rassurer les réfractaires en leur donnant la chance de s’adapter aux changements en cours. Or, ceci n’est pas une échappatoire, le personnel enseignant sera vivement encouragé à l’adoption des TIC afin de répondre au message lancé par la génération C, c’est-à-dire : « Les technologies font partie de notre réalité ».

Interventions provinciale et locale

Afin d’intervenir, il faut déterminer les besoins du milieu.

Les enseignants ont manifestés plusieurs besoins face à la transition imminente vers un enseignement de type numérique et web social.

  • Formation
  • Accompagnement
  • Outil fiable et disponible
  • Temps d’auto formation sur les nouveaux supports technologiques
  • Besoin d’un plan de formation adapté

D’un point de vue provincial

  • La mesure 50680 prévoit une enveloppe budgétaire de 240 millions sur 5 ans, donc 185 millions dédiés aux technologies
  • Le RÉCIT continuera de s’impliquer auprès des commissions scolaires afin de fournir le support nécessaire
  • Le gouvernement promet un engagement sérieux auprès de l’aide apporté aux milieux scolaires pour favoriser l’implantation des TIC.

Du point de vue des milieux scolaires

Plusieurs actions ont été ciblées afin d’aider l’adoption de l’éducation 2.0 auprès du personnel enseignant : Source: Exemple tiré d’un vidéo présenté par le MELS qui a été tourné avec M. Sébastien Stasse, directeur de l’école Alex Manoogian de l’U.G.A.B. (les droits de diffusions sont actuellement restreints). Un milieu scolaire à l’avant garde au niveau technologique.

  • Exercer un « Leadership » descendant
  • Changemer la culture afin d’y intégré les notions TICS
  • Impliquer l’ensemble des intervenants dans l’élaboration et la mise en place de solutions technologique
  • Propulser et accompagner les enseignants
  • Éduquer les élèves face à l’éthique web et la citoyenneté 2.0
  • Encadrement suite à l’éducation (Politique, Charte)
  • Modéliser l’utilisation des technologies
  • Intégrer les TIC aux coeurs des indicateurs évaluatifs

Donc, nous comprenons que les projecteurs sont actuellement tournés vers l’implantation des TICS et vers l’accompagnement des milieux éducationnels. D’un côté, le gouvernement met en place les mesures nécessaires à la présence des TIC en milieu éducationnel, et de l’autre côté, les milieux scolaires s’adaptent aux nouvelles réalités en améliorant ses pratiques.

Est-ce que les appuis seront durables ?

Selon le budget 2012, nous pouvons y croire, et ce malgré le désir gouvernemental d’atteindre le déficit budgétaire zéro. En bref, le discours de Lyne Beauchamps nous confirme la poursuite des investissements dédiés à l’implantation de l’école 2.0 . (Source: http://www.mels.gouv.qc.ca/budget2012/)

Pour ce qui a trait au milieu scolaire, nous pouvons nous appuyer sur la société 2.0 qui effectue une pression constante sur le milieu éducationnel. En fait, la génération numérique exprime quotidiennement ses nouveaux besoins et le personnel enseignant et administratif dépolira de plus en plus d’effort afin de conserver l’intérêt et la motivation des jeunes apprenants. De plus, il est important de se rappeler que les prochains enseignants, gestionnaires et politiciens proviendront sous peu de l’ère du numérique.

Ceci nous indique forcément un renforcement et une multiplication des appuis à long terme.

Que pouvons-nous actuellement observer ?

Voici quelques faits qui nous permettent de croire en l’école branché:

  • Les communications web sont en effervescence
  • La génération C utilise quotidiennement des appareils technologiques de communication
  • L’intelligence collective 2.0 ne cesse de grandir
  • Les outils éducationnels 2.0 se multiplient
  • D’importants investissements mondiaux sont effectués afin de créer des classes 2.0
  • L’évolution technologique est exponentielle et nous avons de la difficulté à prédire l’évolution au-delà de 5 ans
  • L’utilisation du web social en enseignement est en expansion
  • Des projets, tel OLPC, permettent de croire en une accessibilité au web auprès de la population mondiale
  • 250 000 courriels et messages texte sont lus et écrivent en moyenne par les jeunes, et ce, avant 18 ans (Source: LeDevoir)
  • Le web social est maintenant perçu comme un outil éducatif accepté

La liste des observations pourrait faire à elle seule l’objet de travaux de recherche beaucoup plus exhaustive, or cet aperçu nous permet de croire en une pérennité de l’éducation 2.0

Que pouvons-nous retenir de ces observations ?

En fait, une chose est presque certaine, les probabilités que le 21e siècle soit défini comme l’ère du numérique sont fortes. D’un point de vue social et mondial, nous pouvons nous attendre à des avancés surprenantes aux termes technologique et scientifique. Et ce, puisque nous avons, dès maintenant, accès à une multitude de ressources, à une intelligence collective et à un réseau social presque sans fin.

Au niveau éducationnel, notre façon d’apprendre sera à redéfinir d’ici peu afin de préparer les futurs citoyens à relever des défis sans cesse grandissants. Nous devrons apprendre à utiliser les connaissances collectives afin d’en créer de nouvelles, sans toutefois en comprendre tous les fondements puisqu’ils deviendront trop nombreux et complexes pour notre capacité d’analyse.

L’école 2.0 en 2013

Des tendances mentionnées ci-haut, je me permets d’extrapoler des évènements/tendances probables pour l’année 2013 au niveau du web social, sociétaire et éducationnel au Québec.

Technologie

  • Les premiers ordinateurs quantiques sont à l’essai en laboratoire et une commercialisation semble possible dans un avenir rapproché
  • Les outils mobiles prendront une part plus importante des marchés de télécommunication
  • Les outils mobiles seront des outils web social puissant et recherché
  • Les supports de stockage informationnel connaîtront une demande sans cesse grandissante

Web

  • Les plateformes web sociales émergentes seront en diminution, celles déjà en place prendront de l’expansion
  • L’amélioration et la création de produits et services périphériques au web social seront exponentielles
  • L’informatique nuragique semblera devenir un standard pour le stockage d’information et pour l’accession aux outils numériques
  • Des améliorations importantes sur les réseaux de télécommunications sont à prévoir ( Ouverture de nouveaux spectres de télécommunication )

Juridique

Social

  • L’utilisation quotidienne du web social dans les ménages sera majoritaire
  • Le montant dépensé pour l’achat d’équipement mobile sera en hausse
  • Les technologies seront utilisées par les familles afin de parfaire l’éducation des jeunes
  • Les citoyens exigeront à leur tour l’accès à plus de service de type 2.0
  • La web télé sera à la base de nouveaux programmes éducationnels
  • Une inquiétude entourant la gestion des données personnelles sera encore présente

Gouvernementale (Québec)

  • Les appuis face à l’acquisition et la formation en lien avec les TIC seront renforcis
  • Une aide financière sera apportée aux milieux scolaires afin d’encourager l’adoption de l’école 2.0
  • Les organismes et comités liés aux TIC seront appelés à une plus grande collaboration afin d’accélérer les travaux nécessaires à la mise en place des écoles branchées
  • La faisabilité de la mise en place d’un identifiant unique, sécuritaire et permanent pour chaque élève et citoyen sera étudiée
  • Le projet de loi 133 mentionné ci-haut forcera la mise en commun de plusieurs services technologique
  • Des conclusions seront tirées des états de situation effectués au cours de l’année 2012

Milieux scolaires (Québec)

  • Les milieux scolaires auront majoritairement accès à de nouveaux outils technologiques dont ils devront apprendre à se servir
  • Les enseignants et intervenants réfractèrent à l’adoption de l’école 2.0 seront minoritaires
  • Les compétences d’utilisation du Web 2.0 et des TICS deviendront un prérequis à l’accession à un poste d’enseignant
  • Les gestionnaires se feront les porte-parole du bien fait de l’éducation via les TIC
  • Plusieurs technologies seront essayées afin de faciliter les communications et la gestion
  • Des regroupements locaux d’enseignants ayant pour but de modéliser l’enseignement 2.0 feront leur apparition et désireront avoir un impact sur les programmes d’enseignement

Apprenants (Québec)

  • Les élèves poursuivront leur pression pour obtenir un enseignement, toujours plus web social
  • La rupture générationnelle entre les apprenants et les éducateurs sera encore évidente
  • Les jeunes apprenant ne cesseront d’impressionner par leur facilité à intégrer les TIC dans leur éducation
  • Les communications via les technologies web 2.0 continueront de se multiplier
  • Les apprenants feront appel au web social pour démontrer les faiblesses des méthodologies éducationnelles traditionnelles

Brièvement, 2013 sera une année d’adaptation pour le milieu éducationnel.

L’école 2.0 au Québec en 2017

Voici ce que j’entrevois cinq années plus tard:

Technologie

  • Les réseaux de télécommunication auront surpassé nos attentes
  • Le coût d’acquisition des technologies de pointe aura diminué
  • Des percées au niveau de la miniaturisation permettront l’intégration des technologies à l’intérieur d’objet de notre vie quotidienne.
  • L’intégration de composante électronique au corps humain sera une chose plus courante

Web

  • Des nouvelles technologies permettant la création et la modification intuitive de contenu numérique contextuel par les novices feront leur apparition et seront rapidement adopté par les actifs du web participatif
  • Les interfaces web auront grandement évolués vu l’adoption en masse des produits tactiles et vocales
  • Le partage de contenu entre personnes de nationalité différente sera facilité par l’apparition de produit de traduction presque instantané et efficace
  • L’informatique nuagique sera la norme pour les produits et services en ligne

Juridique

  • En ce qui a trait à l’information numérique et aux droits de la personne virtuelle, des lois claires et établies sont adoptées au niveau local, Québec, et mondiales.
  • Les télécommunications seront l’un des marchés les plus prospères au niveau juridique

Social

  • L’utilisation du web 2.0 n’est plus une source de questionnement
  • Les technologies sont à la base des contacts sociaux
  • Les réseaux de contacts personnels sont presque tous mondiaux
  • La société prône l’apprentissage autonome et l’accès à l’information
  • L’identité numérique n’est plus optionnelle
  • Un identifiant société 2.0 est attribué à tous les humains vivants en société
  • La population accordera autant d’importance à son identité virtuelle que celle en société. Ceci est le résultat de l’effondrement des contexte.
  • La notion de vie 2.0 est maintenant l’une des premières notions enseignées aux enfants

Gouvernemental (Québec)

  • Le gouvernement aura atteind le but de sa mesure « Ã‰cole 2.0″ et décidera d’aller plus loin et d’investir davantage en recherche
  • Une institution centralisée sera créée afin de regrouper les services 2.0. Et ceci, à titre de résultat suite à l’adoption de la loi 133. http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/projets-loi/projet-loi-133-39-1.html
  • Les règles syndicales pour l’accession à l’emploi seront revues, et ce, vu la baisse de population active.
  • Les programmes académiques seront également revus pour améliorer l’évaluation des compétences TIC

Milieux scolaires (Québec)

  • L’ensemble des employés du milieu scolaire participera à l’école 2.0
  • Les TICS seront accessibles à tous les étudiants, et ce, peut importe l’endroit ou il se trouve
  • L’utilisation du web social sera intégrée à même les pratiques de gestion
  • Le crayon sera toujours présent en classe, mais graduellement délaissé pour les appareils mobiles
  • Le contenu éducationnel sera presque entièrement numérique

Apprenants (Québec)

  • La curiosité et la rapidité d’adaptation des apprenants dépasseront les attentes
  • Les apprenants influenceront les enseignements par leurs participations
  • La notion d’apprendre à apprendre sera celle valorisée par les étudiants

L’école 2.0 en 2022

Bien qu’il est difficile d’entrevoir avec objectivité les impacts du web social et des technologie sur une fenêtre de temps aussi grande, voici mon avis sur 2022:

Technologie

  • La simulation en temps réels sera accessible à tous
  • Les réseaux de télécommunication seront accessibles partout et en tout temps
  • La transmission d’informations en temps réel sera la norme
  • Des problèmes d’expansion commenceront à se faire sentir, mais des avances laisseront toujours entrevoir la possibilité de s’améliorer

Web

  • La création d’outil web dynamique sera maîtrisé par l’ensemble de la population, tout comme l’est actuellement la cuisine
  • Les notions de web social seront toujours présentes
  • Le web social sera à la base du web ambiquitaire( 3.0 )
  • Les services dits solomo(social, local et mobile) seront rendus matures et utilisés par la majorité de la population
  • Le web tel que nous l’avons connu n’existe plus, car les avances technologiques ont modifié notre façon d’interagir avec lui

Juridique

  • Les droits numériques seront ce qu’à été les droits matrimoniaux, c’est-à-dire, un domaine d’affaire mature
  • Les tribunaux internationaux des droits numériques auront un rôle sociétaire centrale.

Social

  • L’accès en tout temps à l’information contextuelle aura changé la relation de l’humain avec son environnement
  • Retenir l’information sera presque une perte de temps
  • La majorité des métiers traditionnels seront affectés par la présence du web social
  • La majorité des métiers traditionnels feront place à des métiers de services
  • Les relations de société sont autant virtuelles que réelles
  • Le degré zéro de la participation à l’intelligence collective sera presque inexistant

Gouvernemental (Québec)

  • Une majeure partie de l’enveloppe gouvernementale servira à l’entretien et au soutien des TIC.
  • L’éducation sur mesure sera en développement. C’est-à-dire, une éducation adapté aux capacités et caractéristiques de chaque individu.
  • L’ensemble des paliers gouvernementaux dépendra de l’accès à l’information
  • L’ensemble des services technologique est maintenant sous la responsabilité d’un nouveau ministère

Milieux scolaires (Québec)

  • Les éducateurs de 2022 sont en fait issu de la génération C de 2012
  • Les notions d’éducation 2.0 sont maintenant des acquis
  • Plusieurs comités d’amélioration sont présents dans les milieux scolaires
  • Les ressources pédagogiques numériques seront matures

Apprenants (Québec)

  • Ils exigent maintenant une éducation sur mesure
  • Les technologies sont pour eux un acquis, tout comme le livre l’a été pour nous
  • L’utilisation du web ambiquitaire leur est enseignée au même moment que la parole

Que devons nous en conclure ?

Jusqu’à ce jour, l’humain à toujours tenté de se regrouper avec ses semblables. Or, est-ce que le web social pourra créer des liens assez puissants pour illuminer les différences d’origine ou la distance entre des peuples ? Je ne peux le dire… Cependant, ce web 2.0 apporte une notion de proximité qui était jusqu’à tous récemment impossible.

Cette proximité fait dès maintenant partie du quotidien des apprenants. C’est pourquoi il n’est pas étonnant d’entendre un enfant québécois de 10 ans s’exclamer avoir des amis en Europe ou en Inde, et ce, même s’il n’a jamais voyagé. En fait, ceci démontre que les frontières physiques perde actuellement de l’importances. De plus, ceci nous indique que les enfants effectuent peu ou pas de distinction entre les relations virtuelles et réelles.

Tout ceci nous amène à comprendre l’importance et le rôle central qu’aura le web social sur notre société et sur l’humanité. Bien que nous ne pouvions affirmer avec certitude qu’aucun évènement ne pourrait entraver l’évolution du web social, il nous est actuellement possible d’affirmer qu’il joue un rôle central au sein de notre société.

Le rôle de l’éducation dans tout ceci est d’aider les apprenants à ce préparer au monde de demain. Et pour le moment, ce monde digital aux multiples sources d’information, exige une transformation du milieu éducationnel. Pour notre part, notre rôle en tant que citoyen c’est bien sur d’appuyer cette transformation afin d’assurer l’avenir et la prospérité de notre société. Heureusement, tout nous porte à croire que le web social sera, pour les années avenir, une préoccupation éducationnelle gouvernementale de premier plan.

 

Publié par: Simon Rousseau



PostHeaderIcon L’intranet social

Le site www.blogherald.com indique qu’environ 50% de la population nord-américaine utilise le réseau social Facebook de façon quotidienne. Le nombre des utilisateurs de plateforme sociale est encore plus significatif si l’on considère les autres géants de ce commerce plutôt très lucratif, exemple Twitter, LinkedIn

Cet intérêt presque généralisé pour les systèmes sociaux a évidemment des impacts à l’intérieur du monde du travail. Depuis quelques années, les employés ont tendance à se mobiliser et à exiger une ouverture sociale à l’intérieur des systèmes de type intranet. C’est un facteur de succès presque de facto lors du choix d’un outil intranet.

Jérôme Eneau, Maître de conférences à l’université de Rennes 2, indique que: « La réciprocité est le principe du fondement du lien social », dans une publication intitulée « Seconde Assises Interrégionales 20 & 21 Octobre 2011 » , page 2. Or, le travail en entreprise requiert dans la plupart des cas, une réciprocité en lien avec les tâches, la hiérarchie, les collègues, les partenaires externes… Ceci nous rappelle donc que le travail est avant tout un acte social!

L’objet social primaire d’un système intranet est d’abord et avant tout le document numérique. En fait, il est l’objet le plus utilisé et important, et ce, pour les employés ainsi que l’entreprise. Conséquemment, l’intérêt pour un système social prend naissance au moment ou il y a un besoin de collaboration, de réciprocité. Sommairement, c’est ce besoin de collaboration qui justifie et doit justifier l’ajout de ces fonctionnalités sociales.

Les réfractaires à la mise en place d’un tel système ont souvent pour argument l’impact négatif que pourrait avoir un système social sur les « pertes de temps ». À ce sujet, André Ouellete dans une publication intitulée « Quand l’intranet se fait social » cite Chris McGrath. En fait, il nous rappelle ceci « Advenant l’implantation d’un intranet qui n’est pas suffisamment social, les employés utiliseront d’autres canaux pour mener leurs conversations d’affaires ».

Les arguments sont nombreux pour encourager les entreprises à réviser leurs systèmes souvent dépeints par ses utilisateurs comme étant archaïques. Le 18 février 2012, l’éditorial « Vancouver sun » a d’ailleurs publié un article à ce sujet. Brièvement, l’article mentionne que c’est d’abord l’augmentation de l’esprit de collaboration causé par l’existence de fonctionnalités sociales qui résultent en des effets positifs pour l’entreprise: augmentation de la productivité, diminution de l’absentéisme, plus grand engagement des employés, augmentation des profits…

Les partisans de l’organisation scientifique du travail sont sûrement contre l’implantation d’outils pouvant amener les travailleurs à se soustraire aux activités prescrites. Cependant, la célèbre Théorie Y de McGregor nous porte au contraire à croire qu’un tel système serait une avancée pour les travailleurs et l’entreprise!

Malheureusement pour vous, il semble que l’implantation de tels fonctionnalités ne soient plus un choix, mais bel et bien une obligation et une garantie de participation!

N.B. Il vous est possible de faire l’essai de systèmes sociaux de collaboration en lignes aux adresses suivantes:
(source: mashable.com)

  1. EtherPad
  2. Google docs
  3. Microsoft Office Live
  4. Zoho
  5. ThinkFree

 

Publié par: Simon Rousseau

Références:



PostHeaderIcon Avec l’adoption de sa nouvelle politique de confidentialité, Google fait-il un pas de plus vers son but ultime?

Lors de mon précédent billet Parralèle entre « is-google-making-us-stupid » et « In time », j’ai fait référence au billet « Is google making us stupid » afin de rappeler le rêve ultime de Sergey Brin et Larry Page, fondateurs de la célèbre firme « Google ». Sommairement, ils désirent transformer leur engin de recherche en une intelligence artificielle, qui pourrait éventuellement se connecter/communiquer directement avec votre cerveau.

Ces propos peuvent paraître à la fois effrayent et inquiétant! Or, pour les amateurs des films de science-fiction, les questions d’éthiques liées à ce sujet ont déjà été abordées à plusieurs reprises ( Johnny Mnemonic, The matrix, Star Trek, In time…). Pour les autres, il est urgent de réfléchir à ces questions! Le temps vous manquera sous peu, les avances récentes nous démontrent bien que le jumelage humain/machine est inévitable… (les exosquelettes ont été commercialisés au Japon, un oeil robotique a été créé pour les aveugles, un écran dans une lentille cornéenne…)

Les réactions furent immédiates, mondiales et « virales » suite à l’annonce du géant de la recherche web. À ce sujet, un article intitulé « Google regroupe toutes vos données personnelles venant de ses différents services » fut publié par Bruno Maltai, un collaborateur de Radio Canada. Sommairement, il y souligne les démarches gouvernementales canadiennes et européennes, qui invitent entre autres Google à clarifier certains détails concernant leur nouvelle politique. De plus, il y rapport les propos de Pierre Trude, titulaire de la Chaire L.R. Wilson sur le droit des technologies de l’information et du commerce électronique, qui souligne la différence d’approche légale séparant les nations européenne et nord-américaine. L’une requière l’accord des utilisateurs afin de ne pas être déclaré coupable et l’autre condamné seulement si les ententes ne sont pas respectées. Au niveau de la population, l’article fait référence aux réactions pouvant se retrouver sur Twitter par une recherche des mots « Google » et « Policy ». Brièvement, Bruno nous rapporte que la population se prononce ouvertement sur le sujet et mentionne majoritairement être inquiet face à ces changements.

L’article « La nouvelle politique de confidentialité de Google : Consolidation prochaine de l’information des utilisateurs« , revue « Direction informatique » souligne l’absence d’un mécanisme permettant de se soustraire à la collecte des données et aux impacts possibles d’un croisement des données. Brièvement, ceci revient à un retour vers un contrôle moins granulaire de notre profil social et de l’information qui y est rattachée. De plus, le temps de conservation des données ne semble pas clairement mentionné dans cette nouvelle politique, ce qui nous amène entre autres à une citation effectuée dans ce même article :

Dans un article publié par le journal The Times of India en Inde, on rapporte les commentaires du directeur de l’organisme Centre for Internet and Society, Sunil Abraham, qui estime que les changements apportés par la nouvelle politique de confidentialité de Google ne seront pas bons pour la vie privée des consommateurs.

« Je comprends que Google recueille les données afin d’établir un profil à 360 degrés d’un utilisateur et de fournit des publicités pertinentes à l’aide de cette information. Mais il n’y a pas de raison pour [Google] de stocker l’information aussi longtemps. Le stockage de l’information est propice à une mauvaise utilisation par les autorités ainsi que les organisations », commente M. Abraham.

Les inquiétudes liées aux changements des politiques de confidentialité de ce géant du web 2.0 peuvent donc à première vu sembler fondées. Or, évitons de succomber à la panique et prenons le temps de réfléchir à votre opinion personnelle face ces changements imminents et aux impacts qu’ils pourraient avoir sur votre vie 2.0. Afin d’obtenir la vision de Google, je vous invite au visionnement d’un vidéo publié par Google sur YouTube :

 

Google a t’il sut gagner votre confiance ? As-t’il put se bâtir une crédibilité suffisante au fils des années pour que vous lui confiez les informations privées de votre vie sociale web ? En fait, c’est à vous de décider!

Pour obtenir plus d’informations, veuillez utiliser le lien de recherche suivant: http://www.google.com/search?as_q=google+%2B+policy  …

 

Publié par: Simon Rousseau

Références:

 



PostHeaderIcon WordPress et Sécurité

Le 7 mars 2012, W3Tech statue qu’environ 53.9% de tous les sites utilisant un système de gestion de contenu ont adopté la plateforme WordPress. (source: w3techs.com)

Cet engouement fait de cette plateforme une cible de choix pour les « Craker« . À titre d’exemple récent, un billet intitulé « 30k-wordpress-blogs-infected-with-the-latest-malware-scam  » nous indiquait qu’une nouvelle vague d’attaque avait été détectée en date du 6 mars 2012 et que plus de 30 000 sites utilisant cet engin avaient été piratés.

Brièvement, les « Craker » sont des gens motivés et recherchent avant tout des failles leurs permettant d’affecter le plus de cibles possibles ou de cibles d’envergures.

Ne vous désillusionnez par trop vite, l’utilisation de cette « pop star » du web 2.0 a bel et bien ses avantages:

  • Pérennité
  • Stabilité
  • Support plutôt facile à obtenir
  • Support gratuit
  • Support technique principalement assuré par la communauté
  • Évolution rapide
  • L’architecture ouverte permet une personnalisation sans limite

Quelles sont les sources d’inquiétudes principales pour un CMS du type « WordPress »?

L’arrièrage des mises à jour semble être l’une des principales causes du succès de l’exploitation des failles de sécurité! Or, cet outil n’est pas le seul à subir les conséquences de la malveillance de certains administrateurs. Tous les types de produits sont en fait sensibles à une telle négligence: Windows, Serveur Apache, McCafee, … . En fait, il est inutile d’en produire une liste exhaustive, ceci revient tout simplement au même qu’omettre des entretiens sur un véhicule ou une maison. C’est-à-dire que les problèmes surviendront éventuellement!

De plus, la multitude de « widgets » et « plugins » disponibles pour ces produits de la famille des CMS utilisant une plateforme PHP, ouverte et possédant une architecture sophistiquée représente une autre source de tracas. En fait, cette abondance multiplie en fait les sources possibles d’attaques. Tony Payne a d’ailleurs effectué un commentaire à ce sujet, et ce, en réponse au billet: « 30 000 wordpress blog infected« .

Une longue liste de sources pourrait suivre ses deux sources de failles de sécurité. Cependant, le but de ce billet n’est pas d’en faire une énumération complète, mais plutôt de vous donner les informations qui vous permetron de sécuriser correctement votre site WordPress.

Voici donc les réponses à la seule question qui suscite actuellement votre intérêt…

Comment puis-je faire pour sécuriser mon/mes site(s) WordPress?

D’un point point de vue de l’administrateur de site, il est premièrement nécessaire de s’assurer de quelques détails. Suite à la lecture des billets suivants « Best wordPress security tricks and plugins » et « WordpPess, quelques notions de base concernant la sécurité« , j’ai retenu pour vous six commandements à respecter religieusement:

  1. Retirez la version de votre instance wordPress de la vitrine publique.
    • Retrouver le fichier /wp-content/themes/[VotreThème]/functions.php et ajouter s’y ceci à la fin: remove_action(‘wp_head’, ‘wp_generator’);
  2. Remplacez le nom d’utilisateur nommé « admin » par celui de votre choix
    • Voici la requête SQL vous permettant de facilement effectuer ce changement: UPDATE wp_users SET user_login = ‘New Username’ WHERE user_login = ‘Admin’;
  3. Assurez-vous d’avoir un mot de passe sécuritaire
  4. Installez le plugiciel suivant : http://www.voltagenewmedia.com/downloads/invisible-defender.zip
  5. Vérifiez la sécurité des répertoires de votre instance à l’aide du plugiciel Wp Security Scan
  6. Ajouter un fichier index.php vide à la racine du répertoire « /wp-content/plugins »

Suite à ceci, vous devrez minimalement effectuer les opérations de routine suivantes (chaque semaine si possible):

  1. S’assurer d’appliquer les mises à jour de la plateforme, des « plugins » et des « widget »
  2. Lire régulièrement sur les alertes de sécurité lié à wordPrress
  3. Faire des recherches sur les « plugins » et « widget » avant de les installer.

Le point suivant traite de notions plus avancées et c’est pourquoi je me permets de seulement nommer des références sans en étaler les détails. Brièvement, pour ce qui a trait aux développeurs et aux administrateurs de systèmes, je me permets de proposer ces quelques lectures:

Le message est donc clair, nous devons rester vigilants et protéger le produit de notre dur labeur afin d’éviter de devenir les promoteurs d’un produit qui n’est pas le nôtre… Après tout, nous ne sommes pas seulement responsables de nos lignes éditoriales!

 

Publié par: Simon Rousseau

Références:

Ressources:



PostHeaderIcon Développeur logiciel, d’amateur à influenceur!

Le contexte du développement logiciel est à mon avis un contexte culturel qui diffère de plusieurs autres au niveau du web social. Brièvement, les acteurs de cette sous-culture, régulièrement associée aux cultures « Geek », « Ouverte » et « Hacker », sont souvent les initiateurs de changement auprès cette population 2.0 . Entre autres, ceci s’explique par le fait qu’ils sont à l’origine des outils qui permettent de participer à l’évolution de cette entité décrite comme vivante et organique.

En fait, la pratique d’un apprentissage continue et l’implication dans des domaines tels l’innovation, la technologique et la sociologie est de mise pour les acteurs de cette sous-culture. Les développeurs doivent en fait évoluer dans un monde de constants changements ce qui résulte en une notion d’expert pouvant être rapidement obsolète.

Un modèle d’acquisition de compétences techniques s’inspirant de l’enseignement lié à la culture militaire fut proposé en 1986 par Hubert L. Dreyfus et son frère Stuart. Ce modèle n’implique à la base aucune notion de temps et les niveaux de compétence peuvent convenir à la plupart des cultures nécessitant l’acquisition de compétence technique. Subséquemment, ce modèle fut repris par Didier Girard (CTO de SFEIR) qui s’en est inspiré pour définir les cinq différents niveaux d’expertise suivants:

N.B. Les explications sont citées à partir du billet suivant toileur-express

  • Le novice :
    • je suis strictement les règles et le plan
    • je n’ai pas de jugement critique
    • je ne connais rien à la technique étudiée, j’apprends par des jeux d’essai et d’erreur
    • j’apprends par recopie d’un modèle ou d’exemples
    • je peux effectuer des tâches simples
  • Le junior :
    • je ne comprends pas encore tout le cadre dans lequel je développe
    • j’applique les règles que l’on m’a montrées, si cela ne marche pas c’est la règle qui n’est pas bonne
    • je sais trouver de l’aide et de la documentation
    • je ne distingue pas encore l’importance et j’ai du mal à gérer les priorités
    • je commence à apprendre tout seul une technologie
  • Le sénior :
    • je connais maintenant plusieurs solutions à un problème et je sais faire un choix
    • je comprends les règles
    • je prends des initiatives et j’essaye de nouvelles pistes, je suis conscient de mes choix
    • je suis autonome pour trouver de l’aide, même si je ne suis pas encore très efficace
    • je dois être concentré sur chacune de mes tâches
    • face à une situation inattendue j’essaye d’appliquer les règles enseignées
  • L’expert :
    • je suis complètement intuitif
    • je ne pense pas à une solution, elle vient naturellement
    • je peux « sentir » une situation et reconnaître des choses déjà vues, pour m’adapter
    • je gère les cas exceptionnels très rapidement et très efficacement, car c’est ce que je recherche
    • je ne suis pas toujours en mesure d’expliquer ce que je fais, même si je sais « que c’est bien »
    • je pense au but et à ce que je dois faire, j’envisage plusieurs solutions
    • je peux me lancer et changer d’avis, mais je réussirai au final.
  • L’influenceur :
    • je suis complètement intuitif
    • je ne pense pas à une solution, elle vient naturellement
    • je peux « sentir » une situation et reconnaître des choses déjà vues, pour m’adapter
    • je gère les cas exceptionnels très rapidement et très efficacement, car c’est ce que je recherche
    • je ne suis pas toujours en mesure d’expliquer ce que je fais, même si je sais « que c’est bien »
    • je pense au but et à ce que je dois faire, j’envisage plusieurs solutions
    • je peux me lancer et changer d’avis, mais je réussirai au final.
    • j’ai une vision globale sur un nouveau problème
    • je suis capable d’expliquer et de justifier mes choix

Les billets de Peter Norvig, intitulé « Apprenez à programmer en 10 ans » et celui de Nicolas Martignole, intitulé « Quel type de développeur êtes-vous ?« , nous démontrent bien qu’il n’est pas seulement nécessaire de passer du temps sur un sujet pour acquérir des compétences et s’imprégner d’une culture propre à un domaine d’expertise. Pour les adeptes de cette sous-culture, l’acquisition des titres « expert » et « influenceur » n’est donc pas une mince affaire. Si nous nous basons sur la théorie selon laquelle dix mille heures seraient requises pour devenir un expert, estimation effectuée par Peter Norvig suite à l’analyse des résultats d’une étude effectuée auprès des étudiants de la Berlin Academy. Enfin, il nous est possible de croire qu’un développeur actif sur le marché du travail serait en mesure de passer du niveau novice à professionnel après 5 ans de travail, et ce, suite à des études.

Quand est t’il pour ces amateurs qui désirent s’immiscer dans ce domaine d’expertise par l’investissement de temps, d’effort et par l’autoéducation. En fait, l’acquisition du niveau d’expertise désiré dépendra grandement du temps qu’accorde l’amateur à ses apprentissages, lectures, recherche, à ses participations à des projets « Ouverts »… Que ce soit pour devenir un senior ou un influenceur, les conseils de Peter Norvig me semblent judicieux autant pour ces amateurs que pour les professionnels. Conjointement, la classification proposée par Didier Girard permet d’évaluer correctement le niveau actuel de compétence lié à ce domaine d’expertise et d’ainsi pouvoir s’ajuster. Donc, si vous êtes un amateur enthousiaste et passionné, voire monomaniaque, il est possible de croire que votre passion pourrait vous mener à un travail rémunéré dans un délai assez court. Or, vous devrez certainement être patient avant de passer au stade « amateur-expert » ou même «amateur-influenceur» dans le context de la programmation.

Après analyse, selon l’échelle à l’origine proposée par Hubert L. Dreyfus et son frère, mon niveau d’expertise se situe entre « senior » et « expert » pour ce qui a trait au contexte de la programmation… Donc, je prends note des judicieuses recommandations faites par Peter Norvig et tenterai de gravir les échelons, un à la fois, avec patiente et passion pour peut-être à mon tour influencer mon domaine d’expertise!

 

Publié par : Simon Rousseau

Références :



PostHeaderIcon Anonymous = Hacker ?

Le groupe « Anonymous » se veut doté d’une culture ouverte, d’aucune hiérarchie officielle et d’un discours plutôt menaçant: (Traduction disponible: fr.read.writeweb)

We Are Anonymous, We Are Legion And Divided By Zero. We Do Not Forgive Internet Censorship And We Do Not Forget Free Speech.Expect Us!

La question est la suivante: est-ce correct de croire que ce groupe suit l’éthique « Hacker » ?

Pour le savoir, voici une réflexion basée sur six principes de l’idéologie « Hacker/Craquer », et ce, tel que définit par Steven Levy en 1984. Puisqu’ils expriment bien ma vision de cette idéologie, j’ai joint les explications de ces principes selon Michel Volle. (Pour une version française de ces principes: Wikipedia)

    1. Access to computers—and anything which might teach you something about the way the world works-should be unlimited and total. Always yield to the Hands-on Imperative!
      • Michel VOLLE: « Hands-On Imperative », cela veut dire que quand on rencontre un obstacle, il faut « y
        mettre les mains » et résoudre le problème sans attendre que l’on vous y invite ou vous y autorise.
      • Anonymous: Nous pouvons affirmer que le groupe pose des actions informatiques concrètes et complexes afin d’effectuer des offensives contre des cibles contrevenant à leur code moral. (source: wikipedia)
    2. All information should be free.
      • Michel VOLLE: Une économie de la gratuité totale de l’information et des logiciels est supposée plus efficace, par les synergies qu’elle permet, qu’une économie où les logiciels sont protégés par des copyrights, et vendus sur le marché. La transition entre la règle de la gratuité et la règle du marché est datée : c’est le « software flap » provoqué par Bill Gates lorsqu’il publia en 1975 une « Open Letter to Hobbyists »dans « Computer Notes », la « newsletter » des utilisateurs de l’Altair, où il accuse de vol les hobbyistes qui ont copié l’interpréteur BASIC qu’il avait développé pour l’Altair (« Hackers », p. 227 et suivantes).La fortune de Bill Gates démarre ainsi : une intuition marchande, fondée sur le sens de la propriété du logiciel, et radicalement opposée à l’éthique de la gratuité qui avait caractérisé l’époque des hackers, des pionniers. Il est intéressant de voir revenir en force l’éthique de la gratuité, avec Linux et le logiciel gratuit ou presque accessible sur l’Internet, et de constater qu’elle met en péril le modèle économique auquel Gates a attaché le succès de Microsoft.
      • Anonymous: Leurs actions récentes avaient pour but de protester contre les projets de loi SOPA/PIPA,
        ce qui nous indique l’importance qu’accorde le groupe à la gratuité d’accès à l’information.
    3. Mistrust authority—promote decentralization.
      • Michel VOLLE: Les hackers étaient, bien avant la mode, partisans de l’organisation transverse qu’ils
        jugeaient seule efficace, et totalement insensible aux prestiges de la hiérarchie comme le montre la règle suivante : (Point 4)
      • Anonymous: Le groupe proclame n’avoir aucune hiérarchie officielle. De plus, la coopération et la
        communication sont à la base des actions posées. En bref, le respect du code d’éthique est la seule règle du groupe. Sommairement, cette « organisation » se veut comme ouverte, internationale, organique et décentralisée.
    4. Hackers should be judged by their hacking, not bogus criteria such as degrees, age, race or position.
      • Michel VOLLE: Seule compte la compétence, le degré atteint dans la maîtrise de la machine : il s’agit de
        contourner tous les obstacles qu’elle oppose à ceux qui veulent la plier à leurs besoins.
      • Anonymous: Nous pouvons souligner les diverses actions posées par le groupe afin de démontrer les résultats obtenus par leurs actions ainsi que la complexité des méthodologies utilisés afin d’y arriver. De plus, l’arrestation de plusieurs adolescents européens survenue lors des actions en lien avec la défense de WikiLeaks  prouve la composition hétéroclite du regroupement. Ces jeunes peuvent être définis comme des « early adopters ».
    5. You can create art and beauty on a computer.
      • Michel VOLLE: L’ordinateur n’est pas seulement fait pour calculer, comme le suggère bien à tort son nom de « computer », ni pour mettre de l’ordre, comme suggère le mot « ordinateur », ni pour traiter de l’information, comme le suggère le mot « informatique » : on doit pouvoir l’utiliser pour chanter, dessiner, créer des mondes imaginaires et donner aux rêves un prolongement (presque) aussi réel que le monde réel … c’est l’origine des mondes virtuels, qui a eu tant d’importance lors de l’explosion du marché des jeux. Il est significatif qu’une bonne part des progrès des ordinateurs en performance, convivialité et ergonomie provienne de leur utilisation ludique. Il est intéressant aussi de noter que les « hackers de la troisième génération », à laquelle appartient Bennahum, sont venus à l’informatique par la pratique des jeux.
      • Anonymous: Le groupe soutient des causes menaçant l’accès à l’information ou la liberté d’expression,
        ce qui est souvent la base de la création!
    6. Computers can change your life for the better.
      • Michel VOLLE: Les hackers sont des optimistes ! ou, pour être plus précis, ils n’ignorent pas les dangers que présentent les usages pervers de l’ordinateur (ils sont opposés à ses utilisations militaires, qui les effraient), mais ils affirment que des utilisations utiles, progressistes, positives sont possibles.
      • Anonymous: Par l’ampleur du mouvement et les résultats obtenus grâce au micro-ordinateur, nous pouvons effectivement affirmer que la vie peut-être améliorée grâce à l’informatique.

Suite à cette réflexion, la culture « Hacker » semble effectivement être à la base des principes de ce groupe de renommé mondial. Or, puisqu’il pratique des offensives légales ou non légales, nous pouvons aussi l’associer au terme « Craker ».

Par ses actions posés dans des contextes bien précis, ce groupe tente définitivement de mettre fin aux pressions de l’impérialisme culturel pratiqué par les cultures dominantes. Bien que ce regroupement « hacktiviste » démontre sans aucun scrupule sa volonté d’être un fervent défenseur de la liberté d’expression et des communications, sa vocation me semble respectable et donne lieu à de sérieuses réflexions…


Publié par: Simon Rousseau

Références:

Lectures/Ressources interressantes:



PostHeaderIcon Scouts 2.0, éducation 2.0, réseaux sociaux et jeux vidéos

Le mouvement du scoutisme est un mouvement international ayant été initié par Robert Badin Powel en 1907.
L’ampleur du mouvement est énorme, pas moins de 38 millions de membres dans 217 pays et territoires! Brièvement, voici la description du mouvement retrouvé sur Wikipédia:

Le scoutisme est un mouvement de jeunesse reposant sur l’apprentissage de valeurs fortes, telles que la solidarité, l’entraide et le respect. Son but est d’aider le jeune individu à former son caractère et à construire sa personnalité tout en contribuant à son développement physique, mental et spirituel afin qu’il puisse être un citoyen actif dans la société. Pour atteindre cet objectif, le scoutisme s’appuie sur des activités pratiques dans la nature, mais aussi des activités en intérieur, destinées plutôt à un apprentissage intellectuel. Le scoutisme s’appuie sur une loi et une promesse et est souvent laïque, bien qu’il existe des groupes religieux.

L’article « Time for girl-scouts and boy scouts 2.0« , écrit par effectue d’abord un résumé de l’histoire scout et propose une réfection sur la modernisation de leurs pratiques afin d’encourager un plus grand taux d’adhésion. En fait, la réflexion de l’auteur est une réaction à la baisse du taux d’adhésion de 26% durant les années 90 mentionnées dans son article.

L’impact lié aux changements sociaux de la réalité de la génération Y et Z sont, selon l’auteur, la cause première de cette baisse draconienne de clientèle. En bref, il propose d’améliorer le système de « Badges » lié au scoutisme en l’intégrant dans les médias sociaux et en y ajoutant plusieurs domaines de compétences modernes. Sommairement, il propose de se rapprocher du mode de vie de ces générations dites « Gamers » via les réseaux sociaux et dans la forme du jeu. Pour appuyer la proposition de l’auteur, il est possible de se rappeler les conclusions de l’article « Students-want-social-media-in-schools » qui indique le désir des nouveaux étudiant d’obtenir une plus grande présence des médias sociaux en éducation.

Le parallèle entre les jeux vidéo et les réseaux sociaux s’explique entre autres par l’intégration des réseaux sociaux à l’intérieur des jeux vidéo et à l’intérieur des plateformes intégrés des nouvelles consoles de jeux (Xbox 360, Playstation 3, Wii, PSP, Nintendo DS 3D…) Or, cette réflexion entourant l’éducation, les jeux et les médias sociaux semblent soulever plusieurs initiatives et réflexions dans le milieu éducationnel. (Video games and the futur or learning, How to Use Social-Networking Technology for Learning, Google education …) Également, plusieurs tentatives d’intégrations des notions éducatives à l’intérieur de produits liés aux jeux vidéo ont été effectuées. (kinect et education, second-life, playstation et education…)

Le mémoire de Catherine Féré, « Le potentiel du jeu vidéo pour l’éducation », souligne entre autres le manque de données actuelles nécessaires afin d’affirmer avec certitude l’avenir des jeux vidéo en éducation, les investissements importants nécessaires aux recherches et aux développements de jeux éducationnels, et pour terminer, le potentiel non négligeable que représentent les jeux vidéo en éducation!

À mon avis, il sera nécessaire d’ouvrir notre vision afin d’y intégrer à la foi la vision traditionnelle et 2.0 de l’éducation. Ceci permettrait à l’éducation de profiter des avantages liés aux deux visions tout en répondant aux attentes des nouveaux apprenants. Avec l’arrivée évidente des produits et services liés à la réalité augmentée et à l’amélioration constante des technologies de communication, il m’apparaît évident que le web ubiquitaire fera partie de notre réalité sociale et permettra la création d’un lien fort et permanent entre l’éducation, web social, les jeux vidéo et la vie de tous les jours…

Entre temps, la proposition de Phillipe Torone présente une application réaliste de ce type de vision, c’est-à-dire qu’elle applique une éducation traditionnelle et moderne dans le but de motiver la nouvelle génération à apprendre en utilisant l’éducation comme objet social. Donc, pourquoi ne pas tenter d’y donner suite ?

 

Publié par: Simon Rousseau

Références:



PostHeaderIcon L’éducation est-elle prête pour le iPad ?

Nous en sommes à une ère où les technologies évoluent à une vitesse fulgurante. En moins de 10 ans, nous avons vu apparaître sur le marché les ordinateurs portables bon marché, les tablettes tactiles, les téléphones « intelligents », les tableaux interactifs, les consoles de jeux vidéo portables offrant l’affichage 3D… En fait, cette liste est incomplète et ne mentionne que des appareils permettant une interaction, sans quoi la liste pourrait se poursuivre sur plusieurs pages.

Selon Ranjit Atwal, analyste chez Gartner, les pays industrialisés sont les principaux consommateurs de ces produits technologiques de pointe. Sommairement, 50% des ménages possèdent actuellement un équipement informatique. (source: lefigaro.fr)

Actuellement, l’iPad est l’outil qui retient majoritairement les investissements des ménages au niveau des achats de type tablette tactile, et ce, aux grands désarrois de la compétition. Cette tendance semble inquiéter beaucoup des partisans de la culture « Geek ». En fait, c’est la vision décrite comme étroite et propriétaire représentée par la sainte « Pomme » qui contrevient essentiellement au fondement de la culture « Geek ». Cependant, la vision semble tout de même être appréciée par la population. Selon Gartner, cette adoption de masse ne diminuera vraisemblablement pas avant 2015. Or, il est important de noter que la compétition est sans cesse grandissante et qu’un revirement de situation peut survenir rapidement. ( l’OLPC , les tablettes Android, les tablettes Windows 8, …) En fait, nous pouvons nous attendre à beaucoup d’avancés au cours des mois et années à venir.

L’intérêt éducationnel face aux transformations sociales liées à ces nouvelles technologies est donc un sujet d’actualité. En fait, ces avancés permettent à l’éducation d’entre voir un nouveau moyen de diffuser son contenu pédagogique sous un format correspondant aux attentes des nouveaux étudiants.

D’un point de vue pédagogique, voici deux citations intéressantes sur les enjeux technologiques en éducation :

  • La technologie peut apporter beaucoup à l’éducation, résume Michael Hiltzik, mais en détournant les efforts des causes essentielles (maintenir de bonnes méthodes d’éducation et former de bons enseignants), elle ne pourra que contribuer à dégrader la situation (source: slate.fr)
  • Ces dires sont aussi appuyés par Michael Wesch, professeur en anthropologie à « Kansas State University ». En fait, son expérience d’enseignant utilisant des technologies lui a démontré que ce type d’enseignement requiert en plus deux autres conditions essentielles (source: chronicle.com):
  1. La présence d’une bonne relation enseignant/étudiant
  2. L’utilisation des technologies dans un but clair et précis

Que l’éducation décide d’adopter l’iPad ou une autre technologie comme produit de diffusion de contenu, il faut comprendre qu’une telle décision profitera en premier lieu à une ou des entreprises. Est-ce mal ? Pas nécessairement… Car, il est possible de croire que l’éducation pourrait être la deuxième gagnante face à l’adoption d’un tel produit. Surtout si elle donne un encadrement et une éducation appropriée aux enseignants qui désirent utiliser ces outils éducationnels modernes.

 

Publié par: Simon Rousseau

Références:



PostHeaderIcon Le pouvoir d’influencer grâce à l’ère du web social

Clay Shirky effectue un retour plus inintéressant sur l’évolution des médias de communication lors de son discours prononcer au TED en juin 2009. Il nous rappelle à plusieurs reprises que la période actuelle correspond à la plus grande avancé au niveau des communications dans l’histoire de l’humanité. Cette avancée se caractérise par la communication plusieurs à plusieurs et cause un chamboulement majeur dans le monde des communications. En fait, le web social remet en question les fondements du marketing qui, au par avant, avait un certain contrôle sur l’information. Ce qui n’est plus le cas!

En fait, ce changement est entre autres marqué par l’apparition du phénomène du journaliste-citoyen, de la non-censure des évènements, de la remise en question de l’information, de la création instantanée de regroupement… Aux dires de Clay Shirky, il n’est plus possible de revenir en arrière et ceci est assurément une belle avancée pour l’humanité!

Cette révolution à permis à plusieurs groupes d’utilisateurs de démontrer le pouvoir qu’ils acquièrent par la force du nombre, et ce, en influents les services offerts par une entreprise, les nouvelles internationales, l’évolution d’une campagne électorale, l’adoption d’un projet de loi… Pour appuyer, c’est dire, nous pouvons certainement mentionner les interventions récentes du regroupement Anonymous suite au projet de loi SOPA/PIPA.

En fait, la création de regroupement de personnes est maintenant facilitée par des centaines de services en ligne et permets à des millions de personnes d’appuyer un groupe ou une initiative commerciale ou non ainsi que de rester en contact continuellement. Ceci est en fait un effet des nouvelles technologies sur les communications. Nous en sommes à la première ère des communications permettant l’abolition des limites physique en facilitant la recherche et la formation de groupe d’inconnu à travers le monde. Et ce, dans un très court laps de temps!

Evan Williams, Co fondateur de Twitter, affirme lors d’une présentation au TED en février 2009 que Twitter ne serait pas le Twitter d’aujourd’hui sans la participation des usagers. Il est l’exemple parfait de l’entrepreneur moderne qui apprend à suivre la vague et qui croit qu’un concept n’est jamais terminé. En fait, son entreprise existe pour et grâce aux utilisateurs. À c’est dire, l’écoute est la base du succès des entreprises technologiques.

Il est maintenant facile pour les usagers d’un produit ou service de communiquer avec d’autres usagers afin de discuter de leurs impressions, satisfactions et insatisfactions. Heureusement, il est facile pour une entreprise de retrouver ces discussions grâce aux nouveaux outils de recherche et ainsi d’y prendre part.

D’un point de vue social, le véritable défi de la génération Y sera vraisemblablement de faire fit de ses racines liées à l’éducation tel que décrite par Dolto/Bourdieu. Brièvement, elle devra mettre à profit les moyens de communication émergents afin de réduire les chocs du monde éducationnel et social. Heureusement pour la nouvelle génération, il leur est possible de se regrouper et d’être entendu plus  rapidement qu’auparavant! Espérons que la société d’aujourd’hui sera constituée de plus de gens à l’image de Clay Shirky et Evan Williams…

 

Publié par: Simon Rousseau

 

Références:



PostHeaderIcon Parralèle entre « is-google-making-us-stupid » et « In time »

Nicholas Carr a écrit un article fort intéressant intitulé « Is google making us stupid »Â . Il y a exposé les résultat de ses recherch en lien avec l’évolution sociale et humaine liée à la transmission et à l’interprétation de l’information via les médias modernes. En fait, ses recherches ont mené ses réflexions jusqu’à la période précédant la révolution industrielle et donc à effectuer plusieurs parallèles entre le Taylorisme et plusieurs autres travaux de recherches de l’époque. Sommairement, l’auteur nous amène à réfléchir sur les effets de nos nouvelles habitudes de vie face à l’information ainsi qu’aux impacts qu’ont celles-ci sur nos capacités et nos façons d’apprendre et d’interpréter. (Veuillez noter qu’il est fort intéressantde lire les commentaires laissés par le lectorat de l’auteur, ceux-ci sont disponibles à la suite de sa publication.)

Dans cet essai, l’auteur fait référence au luddisme en tant que pléonasme illustrant la divergence d’opinions lien les partisans de l’information abondante aux partisans du retour aux pratiques « traditionnelles » liées à la réception et au traitement de l’information.

Le débat n’est pas terminé, car cet article nous rappel que Sergey Mikhaïlovitch Brin et Larry Page, créateur de la firme Google, ont affirmé désirer créée une intelligence artificielle connectée directement au cerveau humain. Ceci nous permet de croire que plusieurs autres avancés scientifiques feront encore couler beaucoup d’encre et soulèveront encore beaucoup de questions éthiques et sociales.

Le film « In time » (2011) de Andrew Niccol illustre bien le déchirement de l’être humain en quête de l’union de deux éléments distincts et en apparence incompatibles. Après réflexion, ceci semble être en fait la base du débat soulevé par Nicholas Carr. Or, la finalité du film m’a permis de conclure que deux catégories de gens vivant des réalités et ayant des opinions totalement différentes recherchent souvent la même chose, soit le meilleur des deux mondes.

Donc, pourquoi ne pas unir nos forces et accepter nos différents afin de pouvoir participer ensemble à l’évolution de la société ?

 

 

Publié par: Simon Rousseau

 

Références: